À propos
On me demande souvent pourquoi je mélange la photographie, les stoïciens et les carnets. C’est que je ne parle que d’une seule chose : l’attention. Apprendre à regarder sa vie — vraiment la regarder — la change. La photographie de tous les jours est le moyen le plus simple que je connaisse de s’y entraîner ; l’écriture, le moyen le plus sûr de ne pas perdre ce qu’on y trouve.
Je suis né à Perpignan en 1981 et j’ai grandi à Banyuls-sur-Mer, les pieds dans l’eau. J’ai navigué avant de savoir marcher — le bateau de mes parents, puis l’Optimist, puis le Laser. La compétition m’a occupé vingt ans : huit Tours de France à la Voile, six championnats du monde, un titre national. C’est là que j’ai tout appris, bien avant les livres : quand le vent forcit, ce n’est pas ta volonté qui décide, c’est ta préparation.
À côté de l’eau, j’ai zigzagué. Des études de médecine, puis d’informatique, puis de communication. À vingt-six ans, j’ai créé une société informatique à Toulouse. Elle marchait. Puis, en 2009, au retour d’un voyage à Stockholm, je me suis mis à la photographie — et quelque chose s’est déplacé. J’ai ouvert ce blog en 2011, publié mon premier livre en 2016. En 2017, j’ai vendu ma société pour me consacrer à ce qui était devenu l’évidence : penser, créer, transmettre.
Depuis, j’ai publié quatorze livres — dont le best-seller J’apprends la photographie — et plus de 1 500 essais ici même. De 2019 à 2022, j’ai publié un article par jour, sans manquer une seule journée, pendant trois ans. Je ne le raconte pas pour impressionner : c’est la chose qui m’a le plus appris sur la création, la discipline, et sur moi-même.
Aujourd’hui je vis dans le sud de la France, après quelques années en Espagne. J’écris, je photographie, je développe Keepsake, et je dirige le Club Nautique de Canet-Perpignan — le gamin de Banyuls est revenu au bord de l’eau, cette fois pour transmettre.

Ce que je crois
Que créer n’est pas un loisir mais un besoin vital : à travers ce que nous faisons, nous existons, nous prenons notre place dans le monde. Que la beauté n’est pas un luxe — elle vaut autant que la vérité ou la bonté, et c’est en la remarquant, en la créant, en la partageant que la vie prend son sens. Et que ce qui restera de nous, ce ne sont pas nos œuvres, mais leur effet sur les autres.
C’est ce que j’essaie de faire ici, un essai à la fois : remarquer, comprendre, partager.
Par où continuer
Mes livres · Keepsake · Coaching · M’écrire