Cette course en avant sans fin ne vous mènera nulle part

Certains recherchent constamment quelque chose de plus grand, de plus impressionnant, ou de plus beau. Qu’il s’agisse d’expériences à vivre, ou de sujets à photographier, le risque est de ne jamais être satisfait de ce que vous avez.

Comprenez-bien ceci : cette course en avant sans fin ne vous mènera nulle part.

Embarqué dans cette spirale, votre cerveau réagit comme celui d’un drogué : il s’habitue à la dose actuelle et, chaque jour, a besoin d’une plus forte dose pour ressentir les mêmes effets que la veille. Plus, encore plus, toujours plus… C’est un cercle vicieux qui s’instaure.

À toujours en vouloir plus, vous ne serez jamais heureux ni satisfait.

Apprenez à apprécier les choses simples ; à être reconnaissant pour ce que vous avez ; à remarquer les joies et les jolies choses du quotidien.

Comment ?

En prenant le temps, chaque jour, de remarquer les choses pour lesquelles vous pouvez être reconnaissant. Peu importe ce que c’est, et plus elles paraissent banales, mieux c’est. Si, comme le fait un enfant, vous vous émerveillez devant un simple caillou dont la forme vous plait, le monde qui vous entoure se transformera en un endroit magique et magnifique.

Si vous n’avez pas l’habitude d’agir ainsi, le Journal Idéal vous y aidera. Chaque jour, il vous rappellera de noter trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant et, après quelque temps, ça deviendra un automatisme, vous verrez.

Votre appareil photo est également un outil merveilleux, qui peut vous aider à redécouvrir les jolies choses du quotidien. Il vous suffit de l’avoir avec vous et d’être ouvert au moindre signe de beauté, d’intérêt ou d’émerveillement dans votre quotidien.

« None of this is of any great significance in the larger scheme of things. But for a moment, once again, the world offers its bounty, and I am grateful. » — Joel Meyerowitz, once more around the sun, January 4, 2015

(Traduction : Rien de tout cela n’est d’une grande importance à l’échelle de l’Univers. Mais pendant un moment, encore une fois, le monde montre sa générosité, et je lui en suis reconnaissant.)

Dans cette phrase, Joel Meyerowitz parle d’une chose toute simple : un reflet de soleil sur une guirlande de Noël qui a attiré son regard.

Rien d’extraordinaire, mais quelque chose de beau, dont on peut être reconnaissant.

(Joel Meyerowitz est l’un de mes photographes préférés. En 2015, il a créé un blog et y a publié une photo par jour pendant un an. En le découvrant, je me suis souvenu des mots de Sénèque, le philosophe stoïcien : « Tu dois choisir un nombre limité de maitres-penseurs, et te nourrir de leur génie, si tu veux en tirer des idées qui resteront ancrées dans ton esprit. ». J’ai alors décidé de lire l’intégralité du blog de Joel Meyerowitz, en prenant mon temps, et de partager avec vous toutes les idées que cette lecture pourrait faire naitre dans mon esprit. C’est ainsi qu’est né le projet « A second time around the sun », dont l’article que vous venez de lire fait partie. L’intégralité du projet est à votre disposition ici : a second time around the sun.)

Copy link
Powered by Social Snap