Le paradoxe que personne ne vous explique sur la créativité

La créativité exige le chaos, mais le chaos n'est soutenable que si tout le reste est organisé : pour habiter pleinement vos idées, vous devez d'abord vider votre tête de ce qui l'encombre.

Vous connaissez ce moment : vous vous lancez dans un nouveau projet, vous êtes excité, les idées fusent dans tous les sens. Et ensuite… rien n'avance.

Le problème, c’est que pendant que vous essayez de créer, votre cerveau vous rappelle que vous devez répondre à ce client ; que vous avez oublié de préparer votre prochaine réunion ; qu’il faut penser à acheter du papier toilette pour la maison ; que vous aviez noté cette idée quelque part, mais vous ne savez plus où…

Le chaos créatif — celui, positif, qui permet les collisions d'idées et les solutions originales — se transforme en chaos tout court. Vous vous dispersez, vous n’avancez plus, et surtout, vous vous épuisez.

J'ai mis des années à comprendre un paradoxe que peu de personnes saisissent : pour être créatif, vous devez accepter le chaos. Mais vous ne pouvez accepter le chaos que si le reste de votre vie est organisé. Sinon, le chaos vous submerge au lieu de vous libérer.

Voyez votre esprit comme un réservoir. Il se remplit progressivement des pensées que vous lui fournissez, ou que d’autres vous imposent, jusqu'à déborder. Et quand c’est le cas, vous vous sentez perdu : comme si tout allait trop vite ; comme si vous ne contrôliez plus rien.

Si des soucis encombrent constamment votre esprit, vous ne pouvez pas utiliser toutes vos capacités cognitives et créatives. Vous perdez votre énergie dans le désordre, et n'en avez plus pour vos projets. Voilà pourquoi tant de créatifs talentueux n'arrivent pas à concrétiser leurs idées. Ce n'est pas un problème de talent. C'est un problème de réservoir qui déborde.

Voilà la charge mentale en action. Et si vous ne trouvez pas un moyen de l’alléger, elle grandit, encore et encore, jusqu’à occuper tellement d’espace dans votre esprit, qu’elle parasite votre vie entière.

Comment alléger cette charge mentale ? Sur le papier, c’est simple : organiser le minimum vital — les à-côtés, les relances, les idées en vrac, les contacts — pour libérer votre espace mental.

Une fois que c'est fait, vous pourrez vous permettre d'être complètement désorganisé pendant votre pratique créative. Vous remarquerez alors que c’est dans ces conditions-là que vous aurez vos meilleures idées, et donnerez naissance à vos plus beaux projets. Car vous devez avoir le courage de partir dans tous les sens, surtout au démarrage d’un projet, pour générer des collisions d'idées.

Dans une interview récente, Elon Musk expliquait : « Je suis à fond sur les processeurs en ce moment. J'ai les processeurs dans la tête. J'en rêve littéralement. À ce stade, je pourrais dessiner de mémoire au moins les grandes lignes du design physique de la puce Al5. »

C'est comme cela que fonctionnent les plus grands créatifs. Lorsqu'ils travaillent sur un projet, ils s'immergent dedans. Ils ne pensent plus qu'à ça.

Robert Greene a étudié des dizaines de maîtres — Darwin, Léonard de Vinci, Mozart — et le schéma est toujours le même : une obsession totale pour leur sujet. Dans son livre Atteindre l'excellence, il montre que cette immersion n'est pas une excentricité de génie, mais une méthode. Les maîtres ne travaillent pas « sur » leur projet — ils vivent à l’intérieur.

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi appelle cela le « flow » : un état dans lequel vous êtes si absorbé que le temps disparaît, que les distractions n'existent plus, que votre esprit et votre travail ne font plus qu'un. C’est dans cet état que se produit le meilleur travail.

Rilke écrivait, dans Lettres à un jeune poète, qu'il fallait « vivre avec les questions », les porter en soi jour et nuit, jusqu'à ce que les réponses émergent d'elles-mêmes. L’idée n’est pas de « forcer » la créativité, mais d’habiter ses idées, son projet — se laisser submerger tout entier.

Quand Elon Musk dit qu'il rêve littéralement de processeurs la nuit, qu’il pourrait dessiner le design physique de mémoire, ce n'est pas une figure de style — c'est l'immersion totale en action.

Mais voilà le problème : vous ne pouvez pas entrer dans cet état si votre tête est encombrée. Cal Newport, dans son livre Deep Work, démontre que notre capacité d'attention profonde est devenue rare — et donc précieuse. Chaque pensée parasite, chaque tâche en suspens, chaque « il faut que je pense à… » vous empêche d'atteindre ce niveau d’attention et d’excellence.

Pour vous immerger dans votre travail, il faut d'abord que votre tête soit vide de tout le reste. Et vider sa tête, concrètement, cela demande de mettre en place un système, à la fois simple et efficace. Et c’est exactement pour ça que j'ai créé Keepsake.

Keepsake est un outil simple, conçu pour capturer ce qui vous encombre l'esprit, garder le fil de vos projets et de vos contacts, et vous libérer totalement la tête. Grâce à cet outil, vous pourrez plus facilement concentrer votre esprit là où ça compte : sur votre travail créatif.

Vous pouvez le découvrir gratuitement pendant sept jours en cliquant ici : Essayer Keepsake.