Les 3 phases d’un apprentissage efficace avec un mentor

Lorsque vous apprenez quelque chose, n’essayez pas de tout faire ou tout apprendre tout seul. Vous progresserez bien plus rapidement avec l’aide de quelqu’un — un entraineur, un formateur, un mentor, appelez-le comme vous le voulez.

Ceci dit, choisir un bon mentor et tirer profit de ses enseignements n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Si vous voulez tirer autant de bénéfices que possible d’une telle relation, gardez à l’esprit ces trois phases :

Phase 1 : recherche

L’objectif de cette première phase est de trouver le bon mentor.

Imaginez que vous soyez une abeille qui arrive dans un champ de fleurs au printemps. Vous jeter sur la première fleur que vous voyez serait une erreur, car il y a peu de chances que ce soit la meilleure des environs. Prenez votre temps, explorez le champ, tournez autour des fleurs, goutez-les, comparez-les…

Ce champ de fleur, c’est le domaine que vous explorez, et les fleurs, ce sont les « experts » de ce domaine. Certains sont meilleurs que d’autres, certains conviennent mieux que d’autres à vos besoins, alors avant de choisir votre mentor, prenez le temps d’explorer le domaine : faites des recherches, abonnez-vous à de nombreux comptes Twitter, des blogs, regardez des vidéos sur Youtube…

Soyez ouvert et éclectique, jusqu’à trouver la personne qui vous convient. Vous pourrez alors passer à la phase suivante.

Phase 2 : apprentissage

Lorsque vous aurez trouvé votre mentor, enfermez-vous seul dans une pièce avec lui.

Apprenez autant que possible de votre mentor — participez à ses formations, lisez ses livres, suivez son blog, regardez ses interviews, rencontrez-le si possible, car beaucoup de choses ne se transmettent que par la présence —, tout en vous coupant autant que possible de l’influence des autres « experts » du domaine.

Pourquoi agir ainsi ? Parce que chaque personne a sa propre méthode, et si vous essayez de combiner trop tôt les enseignements de plusieurs personnes, vous aurez tendance à tout mélanger. Mieux vaut faire confiance à votre mentor, et suivre ses enseignements dans le bon ordre.

En mélangeant les influences, vous auriez également bien plus de mal à vous rendre compte de vos progrès — comment savoir si vous progressez si la base sur laquelle vous vous appuyez bouge en permanence ?

Concentrez-vous donc sur une seule personne, ayez confiance en sa méthode et en sa façon de l’enseigner, apprenez tout ce que vous pouvez d’elle, et quand vous aurez suffisamment de connaissances, vous pourrez passer à la phase suivante.

Phase 3 : ouverture

Vous avez les bases, il faut maintenant vous ouvrir à d’autres influences, pour vous forger votre propre opinion et dépasser votre maitre.

À long terme, rester trop longtemps sous la coupe d’un même mentor peut devenir contre productif. À un moment donné, il faut que l’élève dépasse le maitre — c’est ainsi que l’humanité progresse : chaque génération s’appuie sur les connaissances de la génération précédente, puis rajoute sa pierre à l’édifice.

Pour y parvenir, vous devez à nouveau vous ouvrir au monde. Au cours des deux phases précédentes, vous avez absorbé toutes les connaissances de votre mentor. Il est maintenant temps de confronter ses idées à celles d’autres experts, pour vous forger votre propre opinion, créer votre propre philosophie, votre propre méthode, qui sera un mélange unique :

  1. des connaissances de votre mentor,
  2. des idées d’autres experts du domaine, et
  3. de votre personnalité.

En phase 3, vous n’êtes pas obligé de couper les ponts avec votre mentor — un bon mentor peut vous accompagner toute votre vie —, mais évitez de rester trop longtemps dans son ombre, car une fleur a besoin de soleil pour s’épanouir et révéler sa beauté.

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