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Les NFT expliqués simplement : qu’est-ce qu’un NFT et comment cela fonctionne ?

Pour faire simple, un NFT, c’est un fichier qui vit dans une blockchain et qui profite des avantages dont nous avons parlé lorsque nous avons décrit les blockchains et les transactions qui y étaient enregistrées. Lorsqu’un NFT est créé, il est définitivement enregistré dans la blockchain et ne peut plus être copié, modifié ou effacé.

Tout comme une cryptomonnaie, un NFT est ce qu’on appelle un jeton, qui s’appuie sur une blockchain pour exister. Un NFT hérite donc des propriétés des cryptomonnaies. Ainsi, tout ce que vous pouvez faire avec un Bitcoin, vous pouvez également le faire avec un NFT : l’acheter, le vendre, l’échanger ou le transférer.

Chacune de ces transactions est enregistrée dans la blockchain, ce qui fait qu’à n’importe quel moment, vous pouvez remonter l’historique d’un NFT jusqu’à son créateur. Vous pouvez ainsi savoir qui l’a créé et à quelle date ; qui l’a acheté, à quel prix et quand ; qui l’a revendu, à quel prix et quand, etc.

Un exemple avec l’un de mes NFT. Il s’agit d’une photo intitulée Olive Tree que vous pouvez découvrir sur la plateforme d’échange NFT objkt.com. Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran ci-dessous, l’historique de ce NFT retrace toutes les transactions qui lui sont afférentes.

  • En partant du bas, la première ligne indique que j’ai mis en ligne mon NFT sur objkt.com il y a 15 jours.
  • La seconde ligne indique que je l’ai ensuite mis en vente pour 30 Tezos.
  • La troisième et la quatrième ligne indiquent qu’un certain « Oktu » a acheté ce NFT pour 30 Tezos le lendemain.

Si Oktu, le propriétaire actuel de ce NFT, décide un jour de le revendre, la transaction sera, elle aussi, affichée dans cet historique. Et, à tout moment, n’importe qui découvrant ce NFT peut savoir que j’en suis le créateur — il lui suffit de remonter l’historique.

Tout ceci se fait automatiquement. C’est la blockchain qui gère tout. Vous n’avez besoin de personne pour authentifier l’œuvre, valider la transaction ou mettre à jour l’historique. Vous pouvez même, si vous le souhaitez, vous passer de la plateforme d’échange, car un NFT peut être transféré d’un compte à un autre aussi simplement que lorsque vous émettez un virement depuis votre compte bancaire.

Concrètement, qu’est-ce qu’un NFT ?

Concrètement, un NFT n’est pas un fichier numérique — ce n’est pas une photo, par exemple —, mais un « jeton », enregistré dans la blockchain et représenté par un identifiant unique. Ce jeton contient des métadonnées, qui permettent de définir l’œuvre : son créateur, le nombre d’exemplaires, le titre de l’œuvre, sa description, etc.

Si vous décidez de transformer une photo en NFT, le fichier lui-même n’est pas stocké dans la blockchain. C’est simplement un lien vers ce fichier qui est inclus dans les métadonnées de votre NFT. Ainsi, un NFT n’est pas réellement l’œuvre, mais plutôt un certificat d’authenticité et de propriété. Il prouve que telle personne a créé telle œuvre, et que telle autre personne en est le propriétaire.

Que peut-on mettre dans un NFT ?

Vous pouvez mettre à peu près tout ce que vous voulez dans un NFT. Encore une fois, un NFT n’est qu’un certificat de propriété, dont la gestion est confiée à une blockchain — vous n’avez pas besoin de passer par une banque pour effectuer une transaction, ni par un notaire pour l’authentifier.

Au cours de cette formation, nous nous intéresserons particulièrement aux créations numériques et les plateformes que nous utiliserons nous permettront de transformer très facilement des fichiers numériques en NFT (gif, jpeg, png, svg, mp4, webm, glb, mp3, wav, flac, pdf, zip, etc.)

Mais, les usages de ces certificats de propriétés sont quasiment infinis. Nous n’en sommes qu’au tout début de l’histoire des NFT, et déjà les usages se multiplient :

  • Ils sont utilisés par les artistes, un NFT est alors attaché à une création numérique : photographie, dessin numérique, vidéo, musique, fichier HTML, etc.
  • Ils sont utilisés dans les jeux vidéos, par exemple, l’arme d’un personnage de jeu vidéo peut être attachée à un NFT, ce qui permet aux joueurs de les échanger ou de les vendre.
  • Ils sont utilisés dans les mondes virtuels, comme titre de propriété par exemple
  • Ils commencent à être utilisés dans l’immobilier réel : certaines entreprises transforment les terrains ou les bâtiments dont ils sont propriétaires en NFT (on parle de « Tokenisation »), ce qui permet au public de les acheter facilement.

On peut imaginer qu’à terme, toutes les propriétés seront gérées, d’une façon ou d’une autre, via des NFT — d’où l’importance de s’y intéresser et de comprendre comment cela fonctionne.

NFT et valeur de l’œuvre

Pour nous qui sommes des créatifs, la technologie NFT représente une vraie révolution, car elle nous permet de vendre nos créations au public, sans dépendre d’un quelconque intermédiaire, ni craindre le vol ou la copie de l’œuvre.

Le NFT nous permet de dire : ceci est mon œuvre, elle est unique, et voici le propriétaire actuel. Peu importe que l’une de vos photos soit ensuite disponible sur Internet ou partagée sur les réseaux sociaux, le NFT prouve l’authenticité, et donc la valeur de votre œuvre.

Bien sûr, comme vous la publiez sur Internet, n’importe qui peut faire une capture d’écran ou enregistrer une copie de votre photo sur son disque dur, mais cette copie n’a aucune valeur. C’est un peu comme si vous alliez au musée et preniez une photo de la Joconde, ou que vous en achetiez une reproduction. Même si la reproduction est parfaite, elle n’aura jamais la valeur de l’œuvre originale.

NFT et rémunération de l’auteur

Avant de parler de rémunération, il est important de comprendre que lorsque vous créez un NFT, vous n’êtes absolument pas obligé de le mettre en vente. Vous pouvez le garder pour vous, et dans ce cas, le NFT peut être vu comme un dépôt légal : sa date de création prouve que vous êtes le premier à avoir publié cette image sur internet, et en cas de litige, ceci tendra à prouver que vous en êtes bien l’auteur.

Lors de la première mise en vente d’un NFT, son auteur décide de trois choses :

  1. Le nombre d’exemplaires,
  2. Le prix de vente, et
  3. Le montant des droits d’auteur.

Le nombre d’exemplaires

Une œuvre numérique peut être proposée en un ou plusieurs exemplaires. Voyez ceci comme un tirage en édition limitée. Vous pouvez décider que votre photo est une œuvre unique, ou au contraire, une édition de 10, 100, voire 10000 exemplaires.

Si vous créez un NFT en 10 exemplaires, cela signifie que 10 personnes différentes pourront acquérir un exemplaire de votre œuvre.

Le prix de vente

Le prix de vente, c’est le montant que doit vous payer un acheteur pour devenir le propriétaire de votre œuvre. Ce montant est généralement exprimé en cryptomonnaies. Dans l’exemple de la photo que je vous ai montré un peu plus haut, le prix était fixé à 30 Tezos.

Vous pouvez fixer ce prix librement ou proposer votre œuvre aux enchères — la plupart des places de marché NFT proposent cette option. Dans ce second cas, vous fixez un prix plancher, la durée de votre enchère et les acheteurs potentiels peuvent faire des offres. À la clôture de l’enchère, l’offre la plus haute est acceptée — tout ceci est, encore une fois, géré automatiquement par la blockchain.

Une fois qu’une personne a acheté votre œuvre, il en est le propriétaire. Il peut garder votre œuvre pour lui — elle n’est alors plus disponible à la vente — ou décider de la revendre, en fixant lui-même le prix qu’il veut.

Quand une œuvre est revendue ainsi, on parle de « second marché ». Le « premier marché » quant à lui désigne la vente d’une œuvre par son auteur lui-même. Une œuvre est donc initialement proposée au premier marché — quand l’auteur la propose à la vente pour la première fois —, puis, si le premier acheteur décide de la revendre, elle passe sur le second marché.

Le montant des droits d’auteur

Lorsque vous créez un NFT, vous pouvez fixer un taux de droits d’auteurs, exprimé sous la forme d’un pourcentage — par exemple, 10 %.

Ce pourcentage signifie qu’à chaque vente sur le second marché, l’auteur de l’œuvre sera rémunéré et touchera une partie du montant de la transaction.

Ainsi, si vous créez un NFT avec un taux de droits d’auteur de 10 %, et qu’il est revendu pour 1 000 € sur le second marché, vous toucherez 100 €.

Encore une fois, tout ceci est géré automatiquement par la blockchain. Vous n’avez rien à faire pour toucher vos droits d’auteur. Vous recevrez un virement même si vous n’êtes absolument pas au courant de la transaction. Et ce sera toujours le cas dans 10 ans, 50 ans ou 100 ans, car tout ce qui est inscrit dans la blockchain l’est définitivement.

Une dernière chose importante : le pourcentage que vous percevez sera déduit du montant que le vendeur touchera suite à la vente de votre œuvre. Dans notre exemple, l’acheteur verse 1 000 €, vous touchez 100 €, et le vendeur reçoit 900 €. Il est important d’en avoir conscience, car fixer un taux trop important peut dissuader certains collectionneurs d’acheter vos créations, estimant que leur plus-value potentielle serait trop affectée par le montant des droits d’auteur.

— Nicolas Croce

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