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Peinture chinoise et composition

Dans la peinture chinoise traditionnelle, lorsqu’un artiste peint un paysage, il y inclut souvent un personnage humain, mais plutôt que de le rendre prédominant, il le représente perdu dans l’immensité de la toile (Vous en trouverez de nombreux exemples sur Google Images).

Au premier abord, ce genre de composition peut paraitre étonnant — les personnages sont tellement petits que parfois on peine à les repérer —, pourtant, ce choix est délibéré et s’explique facilement.

Bien que petit, le personnage attire notre œil, car l’élément humain a un poids visuel important (Lire à ce sujet J’apprends à composer mes photos, p. 63-65), et une fois que nous l’avons repéré, nous nous imaginons être à sa place — comme si nous pénétrions à l’intérieur de l’œuvre —, et observons le paysage depuis l’endroit où il se trouve.

Ce simple détail donne de l’intérêt au paysage en lui ajoutant une « couche d’interprétation » supplémentaire. Lorsque nous découvrons le tableau, nous en avons une première lecture, avec un point de vue extérieur à l’image — nous sommes spectateurs — puis, lorsque nous entrons dans la toile pour prendre la place du personnage qui y est représenté, nous découvrons un second niveau d’interprétation, un second point de vue, plus immersif que le premier, puisqu’il nous permet de sentir et ressentir ce qu’il se passe dans ce tableau — nous devenons participants.

Sortir de notre corps et se mettre à la place de quelqu’un d’autre est une faculté que nous, humains, sommes les seuls à posséder — un chien ne peut pas se regarder de l’extérieur, et se dire : « Je suis un chien qui attend impatiemment sa gamelle » ; il n’a pas conscience de ce qu’il est —, et vous pouvez exploiter cette faculté pour améliorer vos compositions, notamment, vous l’aurez compris, en y ajoutant un sujet humain.

Lorsque vous incluez un sujet humain dans vos compositions, vous permettez au spectateur de se projeter dans votre image. Il pourra :

  • s’imaginer physiquement à la place de votre sujet ;
  • imaginer et ressentir ce que votre sujet pense, voit ou ressent ; ou
  • prendre votre place, celle du photographe, et ressentir ce que vous avez ressenti face à votre sujet au moment de prendre votre photo.

Toutes ces différentes couches d’interprétation rendront vos images bien plus intéressantes qu’une simple scène vide de toute présence humaine.

(Si vous ne savez pas — ou n’osez pas — photographier des gens pour les inclure dans vos compositions, je vous conseille vivement de participer à l’un de mes workshops. Vous apprendrez toute la technique et les astuces dont vous avez besoin pour y arriver, et ferez vos premiers essais sur le terrain en étant accompagné et guidé. Inscrivez-vous ici : https://workshops.nicolascroce.com/)

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