Vous êtes responsable de tout ce qui figure dans votre cadre

Lorsque vous composez une photo, le cadre de votre image est probablement l’élément de composition le plus important — ce n’est pas pour rien que je consacre près d’un quart de mon livre J’apprends à composer mes photos à cet élément particulier.

Ce que vous devez toujours garder à l’esprit, c’est qu’en tant que photographe, vous êtes responsable de tout ce qui figure dans votre cadre.

Chaque élément qui apparait dans le cadre de votre photo — le moindre détail ! — joue un rôle dans sa composition.

Certains éléments ont plus de poids visuel que d’autres, c’est-à-dire qu’ils ont une plus grande capacité à attirer le regard du spectateur — des couleurs vives, ou des lettres par exemple, ont un poids visuel important —, mais même s’ils sont peu visibles, chaque élément joue un rôle dans la lecture de votre image.

Sur le terrain, au moment de prendre une photo, vous devez donc être particulièrement attentif à ce que vous choisissez de laisser entrer dans votre cadre. Regardez votre sujet, mais soyez également attentif à tout ce qui l’entoure.

Cette attention que vous portez aux détails est importante, d’une part parce qu’elle vous permettra d’améliorer la composition de vos photos, mais aussi parce qu’elle vous poussera à regarder plus intensément la scène que vous photographiez.

Bien souvent, grâce à cet engagement supplémentaire, vous découvrirez des détails ou des éléments que vous auriez ignoré si vous n’aviez pas été aussi attentif.

Des éléments qui, parfois, se transformeront en de nouveaux sujets à photographier.

« I am responsible for everything in the frame, and if that is a given, then I must validate it by seeing everything there is to see, and knowing that opens up my mind (the mind’s eye) which makes me more alert to seeing what else there may be nearby. This process of cumulative engagement is what I find so thrilling about the act of making photographs. It is ongoing and ever stimulating. One never knows what is coming next. »Joel Meyerowitz

(Traduction : Je suis responsable de tout ce qui figure dans le cadre, et si c’est un fait, alors je dois m’assurer de voir tout ce qu’il y a à voir ; en sachant que cela ouvre mon esprit (l’œil de l’esprit) et me rend plus à même de découvrir ce qu’il peut y avoir d’autre à proximité. Ce processus d’engagement cumulatif est ce que je trouve si passionnant dans l’acte photographique. C’est incessant et toujours stimulant. On ne sait jamais ce qui va suivre.)

(Joel Meyerowitz est l’un de mes photographes préférés. En 2015, il a créé un blog et y a publié une photo par jour pendant un an. En le découvrant, je me suis souvenu des mots de Sénèque, le philosophe stoïcien : « Tu dois choisir un nombre limité de maitres-penseurs, et te nourrir de leur génie, si tu veux en tirer des idées qui resteront ancrées dans ton esprit. ». J’ai alors décidé de lire l’intégralité du blog de Joel Meyerowitz, en prenant mon temps, et de partager avec vous toutes les idées que cette lecture pourrait faire naitre dans mon esprit. C’est ainsi qu’est né le projet « A second time around the sun », dont l’article que vous venez de lire fait partie. L’intégralité du projet est à votre disposition ici : a second time around the sun.)

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