Depuis sa création, Internet évolue rapidement. De nouvelles technologies apparaissent régulièrement, rendant possible de nouveaux services, de nouveaux usages et influençant par la même occasion nos vies. Même si les innovations sont continuelles, on peut distinguer trois phases dans cette évolution : le web 1, le web 2, et le web 3.

Le web 1

Au tout début du web (de 1990 à 2005 approximativement), l’usage d’Internet se basait avant tout sur des standards ouverts et des systèmes décentralisés.

En tant que créatif, pour montrer votre travail, vous pouviez créer votre propre site internet, mais il vous fallait un minimum de connaissances techniques, puis beaucoup de travail pour le faire connaitre.

Le web 2

Le web 2, ou « web 2.0 » (de 2005 à 2020 environ), c’est l’apparition des géants du net. Ces entreprises, en facilitant les usages et l’adoption des nouvelles technologies, démocratisent Internet, mais apportent avec eux deux côtés négatifs.

Le premier côté négatif, c’est la centralisation des données. Lorsque vous utilisez les services d’entreprises comme Google, Apple, Amazon, Facebook, Instagram, Flickr, etc. vos données ne vous appartiennent pas. Elles appartiennent à ces entreprises. Si Instagram disparait, toutes les photos que vous y avez postées disparaissent également. S’ils décident de rendre l’accès au service payant, vous n’avez pas d’autre choix que de payer pour accéder à vos photos. S’ils changent les règles du jeu, vous devez vous y plier — sinon vous disparaissez.

Le second point négatif, c’est la distribution des profits. Tout comme les données, la distribution des profits est, elle aussi, centralisée. Avec le web 2, ceux qui gagnent de l’argent, ce sont avant tout les plateformes. La plupart des créatifs travaillent dur pour créer des contenus qui permettent aux géants du net de s’enrichir — sans que rien ou presque leur soit reversé. Instagram ne serait rien sans les contenus générés par ses utilisateurs, pourtant l’immense majorité des utilisateurs d’Instagram ne touchent pas un centime de la plateforme.

Le web 2 réduit la valeur du travail des créatifs. La plupart travaillent pour des likes. Pire, ils payent parfois pour obtenir des likes. En clair, les créatifs travaillent avant tout pour enrichir les plateformes.

Le web 3

Nous sommes aujourd’hui au commencement d’une nouvelle ère, le web 3, qui combine la décentralisation du Web 1, avec les avancées technologiques et les fonctionnalités modernes du Web 2.

La promesse du Web 3 est simple : rendre le pouvoir aux individus et aux créateurs de contenus.

Cette promesse, c’est ce qui m’a poussé à créer la formation Crypto-Artiste, car depuis trop longtemps, je vois des photographes et des artistes partager leurs créations sans arriver à en vivre.

Si l’argent qu’ils génèrent arrivait dans leurs poches plutôt que dans celles des géants du web, ça changerait beaucoup de choses. Pour ces créatifs, mais également pour nous tous, car si chaque créatif avait plus de temps à consacrer à ce qu’il fait de mieux — c’est-à-dire créer —, notre monde irait mieux et serait bien plus beau, j’en suis persuadé.

Le web 3, c’est aujourd’hui notre meilleure chance de mettre un terme à la concentration du pouvoir à laquelle nous avons assisté ces vingt dernières années.

« Web 3 is the internet owned by the builders and users, orchestrated with tokens. » — Chris Dixon

(Traduction : Le web 3, c’est Internet aux mains des créateurs et des utilisateurs, orchestré par les cryptomonnaies.)

La Nouvelle Renaissance est en marche.