Temps de lecture : 11 minutes

 

Thierry BOURGEOIS : A quoi sert la case à cocher « Epreuvage d’écran » de Lightroom ?

Bonjour Thierry,

La case à cocher « Epreuvage d’écran » de Lightroom est utilisée lors de l’impression des photos.

Pour L’utiliser, il faut avoir au préalable créé un profil de couleurs qui corresponde à l’imprimante et au papier que tu vas utiliser.

Ensuite, tu coches la case « Epreuvage d’écran ». Le cadre autour de ta photo va devenir blanc, et un nouveau panneau va apparaitre dans la colonne de droite de Lightroom, comme tu peux le voir sur la capture d’écran suivante :

epreuvage-ecran-lightroom

Dans le panneau de droite, tu sélectionnes le profil de couleur que tu veux utiliser. Lightroom va alors modifier le rendu de ta photo à l’écran pour qu’elle ressemble le plus possible au rendu que tu auras une fois ta photo imprimée. Ça te permet donc de faire d’éventuelles modifications au niveau des couleurs pour que ta photo une fois imprimée ressemble plus à ce que tu veux.

Un petit exemple pour mieux comprendre le principe : Imagine que tu veuilles imprimer une photo avec un fond blanc sur du papier jaune. Au moment ou tu vas activer l’épreuvage d’écran, tu vas t’apercevoir que le blanc n’est plus blanc, mais tire un peu vers le jaune, à cause du papier. Tu pourras alors modifier ta balance des blancs pour le compenser, et retrouver un blanc bien blanc. Ça te permet donc d’éviter de rater une impression.

Et pour info, si tu fais imprimer tes photos par un labo, ils doivent pouvoir te fournir des profils de couleurs (Profils ICC).

Khamthonh Philippe Vongkhamseng : J’aimerai comprendre le focus peaking. Je sais que cela aide à la mise au point mais lorsque que je fais la MAP la couleur n’est que autour alors qu’il devrait se faire au centre..

Le focus peaking est une technologie qui permet de visualiser en live sur l’écran d’un appareil photo la zone sur laquelle est faite la mise au point. Tous les appareils ne sont pas équipés de cette technologie, mais elle tend à se généraliser ces dernières années.

Pour ceux qui ne connaissent pas, vous pouvez regarder cette petite vidéo ou l’on voit le focus peaking en action : https://www.youtube.com/watch?v=yWHDEOLREGk

Pour détecter quelle est la zone sur laquelle est faite la mise au point, l’appareil photo se sert d’un détecteur de contours. Il analyse tous les contours qui se trouvent sur la scène à photographier, et affiche en sur-brillance ceux qui sont les plus nets.

C’est le fait que le focus peaking se base sur les contours pour afficher la zone de mise au point qui le rend difficile à appréhender, et même parfois complètement inutile.

Imaginons que tu prends en photo une pelouse. Là, il y a des contours partout. Chaque brin d’herbe a des contours. Le focus peaking sera dans ce cas très fiable et utile. Il mettra en sur-brillance une grande bande de pelouse à l’endroit ou tu feras ta mise au point. Elle fera toute la largeur de ta photo. Elle sera plus ou moins loin de toi selon la longueur focale que tu utilises. Et sa profondeur dépendra de ta profondeur de champ.

Imaginons maintenant que tu veuilles photographier une grande surface de métal complètement lisse. Dans ce cas là, le focus peaking ne te servira à rien. Vu qu’il n’y a pas de contours visibles, ton appareil sera incapable de t’indiquer ou est la zone nette de ta photo.

Et enfin un dernier cas : Imagine que tu veuilles photographier ta télé éteinte. Tu te positionnes exactement face à elle pour faire ta mise au point. Vu que ta télé est une surface lisse, les seuls contours que pourra détecter le focus peaking sont les bords de ta télé. Donc si tu fais bien ta mise au point, tout le contour de ta télé va être en sur-brillance. Le centre de ta télé, lui, ne sera pas mis en sur-brillance. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas net. Dans ce cas, ça veut simplement dire qu’il n’y a pas de contours. Vu que tu es bien en face de ta télé, le centre de ta télé est sur le même plan que ses contours. Donc si les contours sont nets, c’est que le centre l’est aussi.

Et c’est ce dernier cas qui t’a fait me poser ta question.

Mickaël Vermeil : Sur le site 500px, qu’est ce que le Marketplace ?

Le Marketplace de 500px est en fait une boutique. Les gens qui ont besoin d’utiliser une photo pour une campagne de publicité, illustrer un article de magazine ou n’importe quoi d’autre, peuvent l’acheter sur ce site et la télécharger.

Pour toi qui est photographe et qui utilise le site 500px, tu peux si tu le souhaites proposer tes photos à la vente sur cette marketplace.

Si quelqu’un achète ta photo sur la marketplace, tu gagneras 70% du prix de vente de ta photo.

Pour ajouter une photo à la marketplace, depuis ton compte 500px, tu cliques sur ton identifiant (en haut à droite du site) puis sur « Manage Photos ».

Tu verras alors s’afficher toutes les photos que tu as téléchargé sur 500px. Si tu en sélectionnes une, la colonne de droite du site va afficher les informations la concernant.

Et si tu coches la case en dessous de « Marketplace », tu verras quelques options s’afficher pour valider la mise à disposition de ta photo sur le marketplace de 500px :

500px-marketplace

Voici rapidement à quoi correspondent les quelques options correspondant à la marketplace :

Photo Release : Si tu photographie un modèle (Model Release) ou un bâtiment ou objet sujet à des droits d’auteur (Property Release) il faut que tu fournisses un document attestant que tu as reçu le droit de l’utiliser sur tes photos.

Usage : Commercial ou editorial.

Exclusive Use : Si tu coches cette case, tu certifies que tu ne vendras jamais ailleurs que sur 500px ta photo. 500px vendra alors ta photo plus chère que si tu la proposes en non exclusivité. Et les publicitaires par exemple exigent souvent cette garantie. Ils ne veulent pas créer une campagne publicitaire avec une photo, et s’apercevoir qu’une autre marque utilise le même visuel pour leur campagne !

Enfin, si tu te décides à te lancer dans l’aventure de la marketplace, pense à ajouter beaucoup de tags à tes photos. Plus il y en aura, et plus elles seront facilement trouvables par les acheteurs.

Magali : J’aime bien la rando, mais je randonne à un rythme assez moyen, et dès que je m’arrête pour prendre des photos, je me retrouve derrière le groupe ; difficile après de rattraper tout le monde ! Et pourtant, ces mêmes personnes qui râlent parfois, sont plutôt contente du résultat. Comment gérez-vous cela de votre côté ? Est-ce que vous randonnez en petit groupe ? Seul ? Avec d’autres amateurs de photo ? Si vous connaissez OVS, j’organise parfois des randos dessus, et je me tâte à lancer des “randos photos” pour les gens que ça peut intéresser…

Prendre des photos quand on est en groupe, et surtout si on est le seul photographe, c’est toujours difficile à gérer. Effectivement je fais de la randonnée, et dans la majorité des cas mes sorties se font en groupe, avec des non photographes.

Voici quelques conseils pour éviter que tes amis ne t’abandonnent seule en foret, agacés de toujours devoir t’attendre :

En groupe, on ne prend pas les mêmes photos que seul : Lors de tes sorties en groupe, n’essaye pas de prendre les mêmes photos que quand tu es seule. Quand je suis seul, il m’arrive de passer un quart d’heure au même endroit, voir même plus longtemps. Mon appareil sur son trépied, j’essaye différents cadrages, différents réglages, je suis complètement absorbé par ce que je fais, et je ne vois pas le temps passer. Quand je suis en groupe, je ne prends même pas mon trépied. Si je prends des photos du paysage ou de détails que je vois en passant, je le fais à main levée, et je limite le nombre de prises de vues que je fais. J’essaye également de rester plus ou moins sur le sentier ou proche du sentier, alors que quand je suis seul, il m’arrive de marcher 10 minutes pour atteindre un point de vue que j’aurais raté en suivant le sentier. J’essaye également de faire participer le groupe aux photos que je prends : Si je photographie le groupe, et qu’ils trouvent ça amusant, ils ne râleront pas. Et comme tu le dis toi même, après coup, ils seront content d’avoir des photos d’eux.

Soit toujours prête : Pour éviter de perdre du temps, il faut que tu sois toujours prête à prendre une photo. Lorsque je suis en randonnée, j’ai toujours mon appareil à la main, allumé, et sans capuchon sur l’objectif. Si je vois une photo à prendre, je n’ai qu’à cadrer et déclencher. Selon les randonnées que tu fais, ce n’est pas toujours évident d’avoir l’appareil à la main. Des fois, dans des passages un peu techniques, il vaut mieux avoir ses deux mains libres, juste au cas ou. Pour remédier à ce problème, j’ai acheté un petit accessoire qui permet de fixer mon appareil photo très rapidement sur la bretelle de mon sac à dos, ou à ma ceinture : Le Peak Design Capture Pro Camera Clip.

Peak-Design-Capture-Pro-Camera-Clip

Aide toi de l’intelligence de ton appareil : En randonnée, si tu as peur de retarder tout le monde, pour gagner du temps, tu peux utiliser certains automatismes de ton appareil photo. Par exemple, tu peux paramétrer la sensibilité ISO de ton appareil en automatique, ainsi tu n’as pas à réfléchir et à régler cela au moment ou tu prends une photo (Augmenter les ISO lorsque tu est en foret, les diminuer quand tu repasse au soleil, etc.). Tu peux également opter pour un mode semi-automatique. Le mode priorité ouverture est très bien adapté à la photo de randonnée. Selon ce que tu veux photographier, tu choisis ton ouverture (ce qui influence ta profondeur de champ), et ton appareil se charge de la vitesse d’obturation, et des ISO. Ça fait gagner beaucoup de temps à chaque prise de vue.

Sois en forme physiquement : Ça reste la méthode la plus efficace, et celle qui t’apportera le plus. Si tu es en forme physiquement, tu devanceras le groupe, et si tu t’attardes pour prendre quelques photos, tu les rattraperas facilement. Et être en forme t’apportera des bénéfices tous les jours, toute l’année. Pas uniquement les jours de randonnée ! Perso, je fais entre 1/2 heure et une heure de sport tous les matins. Je fais attention à ce que je mange, surtout au petit déjeuner. J’essaye de dormir entre 7 et 8 heures par nuit. J’ai changé de bureau pour rester debout quand je travaille, etc. Grâce à tout cela, j’ai plus d’énergie pour mener à bien mes projets de tous les jours, et en randonnée, si il faut courir un peu pour rattraper le groupe, ce n’est pas un problème.

J-Pierre Pesce : Je travaille sur la vitesse en paysage. Je voulais un renseignement pour prendre en photo une fontaine, et montrer le mouvement de l’eau (sous forme de voile). Un collègue m’a suggéré de fermer le diaphragme au maximum. Mais normalement, si l’on ferme l’ouverture, la zone de netteté est bien plus précise. J’avoue être un peu perdu avec les réglages. Peux-tu m’aider à ce sujet ?

Jean-Pierre, je te conseille de lire ou de relire les quelques articles que j’ai publié et qui concernent l’exposition en photographie, ainsi que le mode « priorité vitesse » de ton appareil photo :

Si tu veux photographier une fontaine, et montrer le mouvement de l’eau sous forme de voile, ton objectif va être d’obtenir une vitesse d’obturation lente, de l’ordre de 1 à 2 secondes.

Pour régler ce paramètre sur ton appareil photo, il faut que tu passes en mode S ou en mode M.

Le problème que tu vas rencontrer avec un temps de pose long, c’est qu’il va y avoir beaucoup de lumière qui va rentrer dans ton appareil, et tes photos vont avoir tendance à être sur-exposées.

Donc, pour pallier à ce problème, tu as deux éléments à faire varier :

La sensibilité ISO : Tu vas diminuer au maximum ta sensibilité ISO, pour que ton capteur soit moins sensible à la lumière. Règle donc tes ISO à la valeur la plus petite disponible sur ton boitier (généralement 100 ISO).

L’ouverture : Côté ouverture, il faut également la diminuer au maximum pour réduire la quantité de lumière qui va entrer dans ton boitier. Attention, réduire l’ouverture correspond à augmenter la valeur des f/. Donc, il te faudra une valeur élevée, comme F/16, f/18 ou plus.

Jouer sur l’ouverture va avoir une influence sur ta profondeur de champ. Avec une petite ouverture (un grand nombre f/), tu vas avoir une grande profondeur de champ.

Enfin, selon les conditions de lumière, il se peut que tu ne puisses tout simplement pas prendre la photo que tu veux. Si ta fontaine est en plein soleil, même avec une sensibilité minimum et une ouverture elle aussi au minimum, il se peut que tes photos soient quand même sur-exposées. Dans ce cas, le seul moyen de pouvoir prendre ta photo sera d’utiliser un filtre de densité neutre (filtre ND). Ce genre de filtre fonctionne un peu comme des lunettes de soleil. Il se place devant ton objectif, et diminue la quantité de lumière qui entre dedans.

L’autre alternative est de revenir prendre ta photo un jour ou il fait gris, ou au coucher du soleil, quand il y a moins de lumière.

Tu verras, il faut un peu de pratique avant de réussir ses photos en pose longue, mais le jeu en vaut la chandelle : le résultat est souvent spectaculaire.

Mihaela Marinova : Depuis peu, suite à un projet personnel de création mode, je suis obligée de photographier en studio. Cela n’a jamais été mon fort, j’ai toujours préféré la street photography. Du coup j’ai besoin de conseil : quel matériel acheter pour débuter… On m’a parlé d’un bon flash, une boîte lumière… Mais que choisir comme référence?!?

Bonjour Mihaela,

Je suis un peu comme toi, je préfère souvent jouer avec la lumière naturelle que m’enfermer dans un studio pour prendre des photos, mais parfois, tu n’as pas le choix.

J’ai une page sur mon site ou je présente le matériel photo que j’utilise. Et tu verras que sur cette page il y a un kit d’éclairage studio : le Elinchrom D-Lite RX 2/4 To Go. Ce kit contient à mon avis tout ce qu’il te faut pour bien commencer en studio : deux éclairages avec pied et parapluies, ainsi qu’un kit de transmission sans fil. Et le tout est facilement transportable, et livré avec des sacoches de transport. Tout tient dans les deux sacoches que tu vois sur la photo suivante :

Elinchrom-D-Lite-RX-2-4-To-Go

Le tout n’est pas donné (un peu plus de 600€), mais le kit est de bonne qualité, et tu devrais le garder quelques années.

Pour ce qui est des accessoires pour contrôler la lumière (parapluies, softbox, etc.) tout dépend de tes gouts et des photos que tu prends. Le mieux à mon avis est de commencer a expérimenter avec les deux parapluies qui sont fournis dans le kit. Tu pourras déjà faire pas mal de choses. Et ensuite, avec l’habitude, tu verras par toi même les limites que tu trouves à utiliser ce matériel. Et ce sont ces limites qui te dicteront ce que tu devras ajouter à ta panoplie de matériel studio.

Vous avez aimé ? Dites-le moi ou partagez avec vos proches. Pensez également à vous abonner à la newsletter pour recevoir les prochains articles.