Temps de lecture : 6 minutes

Aujourd’hui, huitième numéro de #QuestionPhoto !

Au programme de cet épisode :

  • Quel hybride acheter ?
  • Quelle est la différence entre AF Continu et AF Tracking ?
  • Import Lightroom et création des aperçus
  • Comment s’assurer que l’on a une conscience juste de son travail photographique ?

Avant d’attaquer, je vous rappelle que vous pouvez me poser vos questions via ma page Facebook, ou sur Twitter, en utilisant le hashtag #QuestionPhoto.

Je vous répondrai dans l’un des prochains épisodes de #QuestionPhoto. D’ici là, n’oubliez pas de vous abonner à ma newsletter gratuite pour ne pas rater la réponse !

C’est parti pour vos questions :

Alexia Alex (Facebook) : Tu aurais un conseil pour l’achat d’un hybride ?

Bonjour Alexia,

Si j’ai un conseil, c’est de choisir un appareil qui te convient. Je sais, avec ça, ça ne va pas beaucoup t’aider.

Mais pourtant, le plus important quand tu choisis un appareil, c’est qu’il soit bien adapté à ta pratique de la photo.

Lorsqu’on choisit un boitier, il y a toujours des compromis à faire, et selon la façon dont tu utilises ton boitier, tu préfèrera aller dans un sens ou dans l’autre.

As-tu besoin d’un appareil vraiment compact, que tu peux toujours avoir sur toi, ou est-ce que ce critère n’est pas très important pour toi.

Veux-tu un appareil qui soit résistant aux intempéries ? As-tu besoin d’un stabilisateur ? Ton appareil photo doit il être performant en vidéo ou pas ? As tu déjà des objectifs en ta possession, ce qui pourra t’aiguiller vers une marque ou une autre ?

Pour ma part, j’ai acheté récemment un Olympus E-M5 Mark II. Je voulais un appareil compact (je l’ai toujours sur moi), résistant aux intempéries, et capable de piloter un flash externe. Je voulais également un écran pivotant, je trouve ça très pratique. Et je voulais rester sur un format micro 4/3, car j’avais déjà des objectifs compatibles.

olympus-omd-em5-mkII

Depuis que je l’ai, je suis très content de ce boitier. Du coup, si je ne devais en recommander qu’un, ce serait celui-là.

Actuellement à plus de 1000€ le boitier nu, l’Olympus E-M5 Mark II est un boitier assez cher. Si c’est un peu hors budget pour toi, tu as, toujours chez Olympus, le E-M10 (environ 500€) ou l’ancienne version de l’E-M5 (environ 700€) qui sont très sympas aussi.

Quand à l’E-M1, actuellement je ne le recommande pas. Mieux vaut rester sur le E-M5 Mark II, qui est moins cher, et que je trouve aussi performant, voir même plus dans certaines conditions. Un E-M1 Mark II va très certainement sortir bientôt, mais en attendant, mieux vaut rester sur le E-M5.

Panasonic, Sony et Fuji font également de très bons appareils, mais je connais moins la gamme.

Thierry BOURGEOIS (email) : Quelle est en fait la différence entre AF continu (AFC) et AF Tracking (ou suivi 3D chez Nikon)? Le deuxième ne cumule t-il pas les avantages des deux ?

Intéressante cette question, car effectivement la différence entre ces deux modes de mise au point n’est pas très évidente.

L’AF continu est la version la plus « bête » de ces deux systèmes de mise au point : Tu vises un sujet, et ton appareil fait une mise au point en continu sur ton sujet. Donc si ton sujet se déplace à droite ou à gauche, ou si il vient vers toi, la mise au point est adaptée en continu, et ton sujet est toujours net.

Mais que se passe-t-il si un second sujet passe devant le sujet sur lequel tu as fait ta mise au point initialement ? Par exemple, tu veux prendre en photo quelqu’un qui se trouve de l’autre coté de la rue, et une voiture passe dans le champ.

Et bien dans ce cas, ton appareil en mode AFC va choisir l’objet le plus proche de lui pour faire la mise au point.

Le mode AF Tracking permet de résoudre ce problème. En effet, ce mode de mise au point est un peu plus intelligent que l’AFC. Il est capable de reconnaitre le sujet sur lequel tu as fait ta mise au point, en se servant de sa couleur, de son contraste, ou de sa silhouette.

Si tu fais la mise au point sur une personne, et qu’un autre objet passe dans le champ, ton appareil sera capable de comprendre que ce n’est pas le sujet que tu avais choisi initialement, et continuera à faire la mise au point sur le bon sujet, même si celui-ci se trouve plus loin de toi.

Voilà, j’espère que c’est clair pour toi.

Patrick Lecoq (Email) : Une question à propos de l’importation dans Lightroom. Vous écrivez quand on importe d’une carte mémoire d’appareil photo « Standard : un aperçu de plus grande taille sera généré, correspondant à un affichage en mode loupe de Lightroom ». Et vous préférez cette importation. Mais ce que je veux c’est bien récupérer et importer le fichier original pour ensuite vider ma carte mémoire. Donc en l’important en standard, j’importe un fichier compressé ? Contrairement à feu iPhoto qui importe le fichier complet. Ou dois-je comprendre que le fichier complet est importé, mais que Lightroom lui ne sera qu’en standard ?

NDLR : Pour ceux qui n’auraient pas bien compris la question de Patrick, il me l’a posée après avoir lu mon article consacré à l’import de photo dans Lightroom, et c’est dans cet article que je dis préférer la création d’aperçus standard au moment de l’importation.

Donc Patrick,

Au moment ou tu importes une photo sur ton ordinateur, Lightroom importe bien le fichier original, qu’il s’agisse d’un format RAW ou jpeg. Et par la suite, quand tu feras des retouches, tu travailleras toujours sur le fichier original, en qualité max.

L’histoire des aperçus au moment de l’import de tes photos ne concerne que l’affichage de tes photos dans la bibliothèque Lightroom.

Si tu choisis de créer des aperçus « minimum » au moment de l’import de tes photos, il faudra à Lightroom quelques secondes pour recréer d’autres aperçus si tu visualises tes photos en mode loupe, en plein écran, ou en mode 1:1.

Si par contre tu génères des aperçus en mode « standard », il n’y a que lors de l’affichage en mode 1:1 que Lightroom devra re-générer des aperçus. Pour le reste, il les aura déjà, et l’utilisation de Lightroom sera donc plus fluide.

Mais encore une fois, tu travailles toujours avec Lightroom sur les fichiers originaux issus de ton appareil photo.

Laurent Alibo (Facebook) : Comment s’assurer que l’on a une conscience juste de son travail photographique ? Parfois je tombe sur des profils, et cela m’inhibe dans ma publication de photos. Je me demande : Est-ce que moi aussi je ne me rends pas compte que mes photos sont sous ex/surex ou mal cadrées ? Pouvoir publier des dizaines de photos moches sans s’en rendre compte, amateur ou aussi pro c’est incroyable tout de même. Serait-ce l’effet Dunning-Kruger ?

Salut Laurent,

Pas facile effectivement de juger son travail !

J’avais publié il y a quelques temps sur le blog un article qui proposait une petite check-list de questions à se poser pour apprendre à critiquer le plus objectivement possible son travail. Je te conseille de le lire : L’art de l’auto-critique pour progresser en photographie.

Après, il ne faut pas que la peur te bloque. L’exposition d’une photo ou encore le cadre sont très subjectifs.

Ils dépendent de ce qu’a voulu exprimer le photographe. Ils dépendent du message que l’auteur à voulu transmettre. Pour une même photo, il n’y a pas une bonne exposition par exemple, il peut y en avoir des dizaines, et chacune donnera une photo différente.

Et différente ne veux pas dire mieux ou moins bien. C’est seulement différent.

Donc, n’hésites pas à publier tes photos, et surtout ne change pas tes photos en fonction de ce que vont dire les gens qui vont les regarder. Le message que tu exprimes à travers tes photos, c’est ton message à toi. Il peut ne pas plaire à tout le monde. Ce n’est pas grave.

Si tu essayes de faire plaisir à tout le monde, tu finiras avec un travail sans originalité, sans caractère, sans rien qui te ressemble.

Depuis plusieurs mois, je publie une photo par jour sur mon journal photo, ainsi que sur Instagram, Twitter et ma page Facebook.

Dans ces photos, il y en a que j’aime beaucoup. Il y en a d’autres que j’aime moins. Et très souvent, les photos qui sont les plus appréciées ne sont pas celles que je préfère moi personnellement.

Il m’arrive aussi d’avoir des commentaires pas très sympas. Je me souviens d’un commentaire du genre « avec tous les conseils que tu donnes sur ton blog, je m’attendais à mieux ».

Il faut relativiser. C’est seulement une personne qui n’a pas aimé une photo. Ce n’est pas à cause de ça que je vais arrêter de poster des photos !

Bref, tout ça pour te dire : ne te pose pas trop de questions. Continue à publier tes photos, quoi qu’il arrive. Certaines personnes aimeront ton travail. D’autres moins. Ce n’est pas grave. Le tout est que ton travail de plaise à toi.

Et si il ne te plait pas, entraine toi !

Voila qui conclut cet épisode de #QuestionPhoto.

Rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain épisode, et d’ici là, j’attends vos questions : envoyez moi un message privé sur ma page Facebook, ou utilisez le hashtag #QuestionPhoto sur Twitter !

Vous avez aimé ? Dites-le moi ou partagez avec vos proches

Et pensez à vous abonner pour ne pas rater les prochaines publications